“Même les plus belles jambes ont l’air plus jolies lorsque le genou est couvert“.
- naitrefemme

- 8 août 2021
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 31 août 2021
Ces mots sont ceux d'Edith Head, une célèbre costumière hollywoodienne ayant gagné 8 fois l’Oscar de la meilleure création de costumes.

Je voudrais partager avec vous un article du Madame Figaro, un magazine hebdomadaire fourni en supplément du journal Le Figaro, qui comme tous les magazines pour femme ne parlent que des 3 grands M (La Mode, le Maquillage et les Mecs). Cet article concerne la mode, les jupes et les robes et plus particulièrement leur longueur. Il s'intitule : "De la prude à l'allumeuse, tout tiendrait à la longueur de la jupe".
Il est vrai que le problème de la longueur des jupes ou des robes en a tourmenté plus d'une.
Toutes les femmes qui ont déjà porté une jupe ou une robe pourront le confirmer : la longueur du vêtement est un vrai casse-tête ! Trop court, vous êtes considérée comme une fille facile; trop longue vous passez pour une nonne…
Mais au lieu d'approfondir la réflexion et d'aider les femmes à s'habiller dans un juste équilibre, Madame Figaro envoie le bon sens valser, la tradition aux oubliettes et avec eux les femmes qui se posaient les bonnes questions. Nul réponse est apportée dans cet article sauf un même slogan (comme si la presse féminine était incapable de trouver plusieurs slogans) : « Ne mesurez pas la valeur d'une femme à ses vêtements. »

Ce slogan indique un chemin à suivre. La femme est bien plus qu'un simple corps, bien plus que des marques d'habits et bien plus qu'une simple manière ou un simple style vestimentaire. Personne ne devrait se faire juger sur l'apparence ni même sur le physique. Pourtant nous sommes à la fois esprit, âme et corps. Donc celui-ci tient forcément une part importante dans notre vie et nous devons en prendre soin et accepter le corps que l'on a reçu, avec ses qualités et ses défauts.
Continuons l'article. "À en croire certains, celles qui portent des jupes trop courtes devraient même ne pas s'étonner de se faire violer. Un discours qui tend à culpabiliser les victimes, voire à excuser leurs agresseurs. "
Que nous soyons clair : le viol est et restera toujours de la faute de l'agresseur et JAMAIS celle de la victime.

Mais nous pouvons réfléchir sur les codes que renvoient les habits. Le policier a un uniforme qui lui permet d'incarner l'ordre, le pompier a un uniforme qui lui permet de sauver des vies du feu, le prêtre a un uniforme qui rappelle qu'il est le serviteur de Dieu et la prostituée a également un "uniforme" pour lui permettre de gagner sa vie.
Je n'ai pas besoin de faire un schéma pour vous expliquer la composition de "l'uniforme" de la prostituée. Je dirai simplement que ses habits sont utilisés pour attirer l'homme. Toutes les femmes (et tous les hommes) savent ces codes.
Nous avons toutes eu une grand-mère ou une mère pour veiller à notre "tenue". Et nous avons toutes déjà entendu cette remarque qui ne nous faisait jamais plaisir : "Hors de question que tu sortes comme ça !".
Et pourquoi cette remarque de nos aïeules ? Si l'on part du principe que nos mères et grands-mères nous aiment, elles n'ont sûrement pas prononcé ces mots sadiquement par jalousie de nos corps de rêves dans des habits moulants et courts :) Non, je crois que c'était pour notre bien, pour éviter de nous faire apostropher, embêter, suivre et même violer dans la rue. Et c'est ainsi que l'on sait que mettre des jupes mi-cuisse et au ras des fesses envoie malgré nous le même message d'une fille facile et nous assimile ainsi aux prostituées.

Tout comme nous Madame Figaro connait cette réalité : contrairement au dicton "l'habit ne fait pas le moine", "l'habit permet aux autres de reconnaître le moine", "l'habit permet au moine d'être unifié, d'être pleinement lui-même et de se rappeler sa vocation". Donc en quelque sorte "l'habit fait le moine". Tout comme je l'ai dit plus haut, il n'est nullement question de jugement, la personne ne peut être réduite à son apparence et à ses habits. Mais pourtant ceux-ci disent beaucoup de nous et sont le premier moyen d'entrer en relation avec les autres. Notre corps et nos habits seront les premiers éléments qu'auront les autres pour se faire une opinion de nous. C'est une réalité. Donc il est important d'en prendre conscience pour unifier nos habits avec notre personne afin d'être le plus en vérité possible et de transmettre les bons messages.
Continuons l'article : et analysons cette photo

(traduction : « de matrone », « prude », «vieux jeu, démodé», «correcte », « allumeuse », « effrontée », « provocante », « fille facile » ou « prostituée ». )
Ces "conventions" sont des pseudo règles admises par la société. Cependant même Madame Figaro admet ces clichés pour les dénoncer.
Car oui les jupes et robes qui se terminent mi-cuisses et au-delà appartiennent au vestiaire de la prostituée. C'est un code admis. Et pour s'habiller de cette manière il faut endosser les codes qui vont avec. Mais au lieu de proposer aux femmes, une longueur correcte, ni trop longue, ni trop courte Madame Figaro ment aux femmes en leur disant qu'elles peuvent faire ce qu'elles veulent puisque ces codes ne doivent pas être pris en compte mais plutôt enterrés. Puisqu'ils sont, d'après eux, une insulte à la femme.
Je crois plutôt que l'insulte est plutôt faite par leurs termes : "habits de matrone" concernant les jupes longues. Je crois que c'est absurde. Premièrement nous ne voyons plus que cela en mode féminine estivale :

et les jupes "correctes" sont totalement accessibles...

sans parler des jupes plissées....

Ainsi l'article au lieu de dénoncer le fait que l'on juge une fille "vieux jeu" et "coincée" parce qu'elle ne montre pas ses cuisses n'est absolument pas abordé...bizarrement !!! Alors que c'est un travail que les magazines de mode devraient effectuer. Mais en revanche on harcèle les filles pour qu'elles se baladent cuisses à l'air pour soit disant leur permettre de n'être soumise à aucun clichés, alors que l'étiquette fille facile leur sera collée au front dès qu'elle sortiront !! Et ces filles ne sont même pas prévenues ni conseillées....puisque les magazines l'affirment et que la majorité de la population fait de même, il n'y a plus aucune réflexion...
A propos, on prétend que les magazines féminins veulent le bien des femmes. Cependant, ceux-ci les poussent sans cesse à se déshabiller. Et qui profitent de la vue ?...les hommes qui n'éduquent pas leur regard, en bref les prédateurs. Donc les femmes, avec leur mini-jupette prônées par les magazines se retrouvent les proies des hommes à qui la mode féminine profite bien...(voir plus avec l'article : éduquer le regard des hommes ou s'habiller avec pudeur ?)
Enfin, l'article termine avec la même photo concernant la profondeur du décolleté.
Je conclurai en disant que la beauté de la femme réside dans son charme, et particulièrement dans le fait qu'elle soit inaccessible, telle une princesse à conquérir...si vous offrez votre corps et toutes vos formes aux regards d'hommes inconnus que réserverez-vous à l'homme de votre vie ? De plus "la fille conquise n'a plus de goût".
Et puis à toutes celles qui n'ont pas encore rencontré leur prince charmant, si vous cherchez un homme bien, couvrez-vous pour qu'il s'intéresse à votre cœur avant votre corps !



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