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La libération sexuelle...

Il est vrai que l'on ne voit plus ces deux tourteaux rougissant assis chacun de leur côté aux extrémités du canapé avec la grand-mère tricotant au milieu. Même les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics de Brassens sont devenus une espèce en voie de disparition.


Shailene Woodley et Theo James dans Divergente (2014)

Pourquoi ? Parce que toutes les étapes sont tellement vites écrasées : on passe tout de suite "aux choses sérieuses".

Pourquoi les gens s'embêteraient-ils à s'embrasser dans le froid alors qu'ils peuvent coucher à côté du radiateur dans une chambre d'étudiant ?

Et c'est vrai que Mai 68 a induit une dérégulation des rapports hommes-femmes, avec laquelle toutes les conventions sont tombées. Il y a quelques temps Nicolas Bedos qui est un contributeur du magazine Elle, a traité une étudiante de 20 ans de p**e lors d'un plateau télé. Pour se justifier, il disait employer le registre du vocabulaire amoureux, que c'était de la drague, des petits mots doux d'aujourd'hui, halte aux simagrées puritaines. Et c'est assez symbolique ! Dans son livre Ne devient pas gay tu finiras triste, un ancien homosexuel rapporte que certain garçon viendrait à l'homosexualité par confort et que le chemin inverse est très compliqué à faire parce que, entre garçons, on ne s'embarrasse pas de fastidieux préliminaires, on va droit au but. Autrement dit, les filles, il faut les écouter, les emmener dîner, leur offrir des bouquets, leur écrire des lettres, aller au cinéma voire des films qui leur plaisent, et à la fin on est même pas sûr du résultat ! Alors qu'il disait crument que dans les boîtes gaies, on savait pourquoi on y allait, et au moins c'était clair.


À la faveur de la révolution sexuelle, ce mode de fonctionnement expéditif s'est étendu à la sphère hétéro : la dérégulation des rapports hommes-femmes, la déliquescence du mariage et de son formalisme ont rendu le passage à l’acte beaucoup plus immédiat. Sauf qu’évidemment, tout cela correspond au mode de fonctionnement de la sexualité masculine, pas féminine. Et cet écrasement des étapes intermédiaires conduit à des quiproquos à propos de la notion de consentement. Quand vous allez sur les blogs d'adolescentes, les filles disent qu'elles ont été violées, qu'elles n'étaient pas consentantes toujours avec leur copain. Les policiers appellent cela des "miaules", parce que comme tout s'est passé très vite, le garçon pensait que c'était oui, mais en fait c'était non.


Kristen Stewart et Robert Pattinson dans Twilight (2009)

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits de la femme parlait du harcèlement de rue. Il ne s'agit pas des "vous êtes charmante mademoiselle" car les féministes ont tendance à tout mélanger, et aucune fille à moins d'être dérangée n'a envie de porter plainte parce qu'on lui a dit qu'elle était belle. Mais nous parlons de la violence verbale, comme celle de Nicolas Bedos cité plus haut, qui envahie toute la rue. En effet on dit aux hommes qu'il est inutile de s’embarrasser de circonlocutions, parce que les filles sont désormais coquines et demandeuses comme l'affirment crument la presse féminine, les sites de rencontres avec "Adopteunmec.com", ou encore Glidden, une application soit disant faite par des femmes qui est bizarrement gratuite pour elles et payante pour les hommes, tout comme les bals de campagnes où on a du mal à rabattre les femmes donc on ne les fait pas payer...Si bien que ce genre de sites correspond à un mode de fonctionnement de sexualité masculine et qu'on peine à trouver des candidates. Un certain nombre d'hommes se disent alors "vive le sexe décomplexé binaire" donc faisons des propositions directes et sans détours : "tu veux ou tu veux pas", car c'est comme ça que l'on traite les femmes sur un pied d'égalité.


Alors est-ce que les filles ont le choix ? Eh bien, pas vraiment. On a l'impression qu'elles s'adaptent.

Lors d'une sortie de lycée, une jeune fille disait à un garçon qui était avec elle : "ah tu me fais ch***" et lui répondait "mais t'es qu'une sal*** toi" et il a fini par la pousser par le bras sur le trottoir en riant. Quel style de relation triste !! Alors les filles ont l'air de s'adapter mais quand elles se retrouvent entre elles, elles n'aiment rien tant que regarder Downton Abbey, Guerre et Paix, Grand Hotel, Twilight et tous ces films qui sont peuplés de jeunes gens qui effleurent les doigts des jeunes filles, qui leur écrivent des lettres tout à la fois pudiques et enflammées et s'inclinent devant elles pour les inviter à danser, leur tiennent la chaise pour qu'elles s’assoient...etc.

Donc, qui, de l’homme et de la femme, cette libération sexuelle a-t-elle servi ?

C'est vrai que lorsque les féministes ont détruit l'image de la citadelle à conquérir, elles ont servi l'intérêt des hommes qui ne perdaient désormais plus leur temps en préliminaires fastidieux et la citadelle est devenue une sorte de rez-de-chaussé HLM facilement squatté qui n'a plus beaucoup de prix.



Parlons de cette exposition : le zizi sexuel, qui revient à mettre dans une exposition tous les graffitis qu'on voit dans les toilettes des écoles...ainsi en quoi est-il nécessaire de déplacer les enfants pour leur montrer ça alors qu'il faudrait leur montrer une autre approche de la sexualité. Et il est évident que les enfants n'en sortent pas idem. Une lycéenne de 15 ans dans le Calvados se jette sous un train parce qu'elle n'a pas supporté qu'une photo très intime prise par un ex circule sur les réseaux sociaux. Le problème étant peut-être qu'à 15 ans, elle ait un ex… Et les parents ne comprennent pas que les professeurs, la direction, les adultes n'aient rien vu. Mais pourquoi s'en seraient-ils inquiétés ? Parce que ces insultes, ces pratiques sexuelles ultra précoces qu'effectivement les adolescents n'ont pas la maturité nécessaire pour assumer, sont le lot quotidien à l'école.


La libération sexuelle n'a été permise qu'avec le traitement de la fécondité :

On a réussi à faire croire à la femme qu'il fallait traiter sa fécondité comme une affection chronique, comme du diabète ou de l'asthme. On se doute bien que cette prise au long court d'hormones n'est pas sans conséquences. L'IJAS (International Journal of Agriculture Systems) avait calculé que dans la vie d'une femme qui prenait la pilule pendant toute sa vie de femme féconde, soit environ 40 ans, elle assimilait 8000 comprimés. Donc à l'heure du bio, quel boucher voudrait encore d'une vache nourrie aux hormones pendant ne serait-ce que 10 ans ?? Et pourquoi ce que l'on ne souhaite pas à son beefsteak, on le souhaiterait à sa femme ???

Le problème c'est que pour la gauche et donc pour les féministes, il y a une bonne et une mauvaise écologie. Et l'écologie s'arrête là où commence l'idéologie. Donc green peace oui, mais green sexe non. Élisabeth Badinter, dans son livre le Conflit et la Mère, explique que l'engouement pour le bio est un terrain glissant pour la femme, elle parle même d'une offensive naturaliste menée par une sainte alliance des réactionnaires et Marie Claire parle d'une sainte alliance catho écolo qui serait en train de se nouer. Et on espère qu'un jour ça va venir, que le bio va sortir de la cuisine, que les gens fou de bio qui oublient tout quand ils arrivent dans leur chambre à coucher, forcément un jour ça va s'arrêter. Mais pour l'instant, personne n'a le courage de s'attaquer à ce symbole majeur du féminisme par lequel la libération sexuelle a tenu, on a peur que tout s'effondre comme un château de cartes.

On peut aussi parler de la pilule du lendemain.

Vous savez que 43 % des jeunes filles de 15 à 19 ans l'ont déjà prise et le dosage hormonal y est 40 fois supérieur à celle d'une pilule contraceptive. Et beaucoup de membres du conseil médical s'inquiète des conséquences prévisibles. Parce que le pharmacien doit donner cette pilule du lendemain sans s'inquiéter de savoir si la jeune fille en a pris la semaine dernière ou en prendra la semaine d'après, ce qui parait complètement délirant. Maintenant les infirmières scolaires peuvent en dispenser aussi, ce qui paraît fou puisque lorsque vous avez des enfants petits, mêmes le mercurochrome, le plus petit des antiseptique est banni des cours de récréation. Gabrielle Cluzel explique que son fils est tombé dans la cours de récréation et la maitresse lui a dit "je lui a mis que de l'eau parce que je ne peux rien mettre d'autre" mais en revanche la pilule du lendemain, si ma fille de 15 ans veut aller la demander, ça il n'y a pas de problème....! Mais puisqu'on applique le principe de précautiuon à tous et à chacun, les féministes ne devraient-elles pas être les premières à dire "attention on est en train de faire courrir un risque sanitaire majeur à l'insu des parents (là aussi on a besoin d'une autorisation pour faire paraître une photo dans un journal d'école mais pour donner la pilule du lendemain, il n'y a pas de problème !) Donc ça devrait être un cheval de bataille des féministes et il n'en est rien. Car l'idéologie prend le pas sur le reste !

Une enquête a révélé que ce qu'on appelle le généricide oui féminicide inutéro arrive en Europe. Ca touche actuellement le Royaume-Uni, et il n'y a pas de raison pour que ça ne touche pas un jour la France. Il manquerait entre 1400 et 4700 femmes en Angleterre et au Pays de Galle pour cause d'avortement sélectif. Jusqu'à présent ce genre de phénomène était réservé à la Chine ou à l'Inde mais il s'étend en Europe, pareil pour l'Albanie, le Kosovo, Montenegro et la Norvège. Car si pour les Occidentaux, avoir une fille est plutôt sympathique, il n'en est pas de même culturellement pour certaines populations allochtones qui s'installent en Europe. Et comme la connaissance du sexe se fait de plus en plus précoce et que le concept de détresse vient d'être supprimé, plus aucun médecin ne peut demander à une femme pour quelles raisons elle se fait avorter. Et si c'est le sexe de son enfant qui lui en donne l'envie, elle en aura le droit. Donc on se dit : les féministes se battent pour que les femmes soient nombreuses dans les boîtes du cac40, elles aillent dans la lune, qu'elles soient à la tête des associations sportives mais encore faut-il leur donner ce droit fondamental de naitre ! Il est évident que l'IVG droit fondamental pour la femme, je demande à voir...


Kristen Stewart et Robert Pattinson dans Twilight (2009)

Retrouvez l'intégralité de la conférence : https://www.youtube.com/watch?v=_HB7vmcL7vw

 
 
 

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